La Libye a abordé les championnats individuels au Caire avec des joueurs prêts à se mesurer à certains des meilleurs jeunes badistes du continent.
Pour H Etawel et M Alsheridi, cette première journée leur a offert cette opportunité presque immédiatement.
Le tableau du simple messieurs a conduit Alsheridi sur le Court 3 face au Sud-Africain Aiden Dednam. Le joueur libyen a été confronté à un défi difficile dès le début, Dednam remportant la première manche 15–3 avant de conclure la rencontre sur le score de 15–1.
Mais la journée de la Libye ne s’arrêtait pas là.
Sur le Court 2, H Etawel a affronté le Ghanéen O Adu-Mintah au premier tour du simple messieurs. La rencontre a été rapidement décidée, le joueur ghanéen remportant les deux manches sur le score de 15–0.
Ces scores peuvent paraître lourds, mais ils reflètent également l’une des réalités du badminton junior en championnat : les jeunes joueurs sont souvent amenés à affronter des adversaires qui évoluent depuis plusieurs années au sein de systèmes nationaux bien structurés.
La présence de la Libye au Caire ne s’est toutefois pas limitée au simple.
Etawel et Alsheridi ont uni leurs forces en double messieurs, revenant sur le Court 3 pour disputer un huitième de finale face aux Algériens M Bouffeniche et S Saidani.
La paire libyenne s’est retrouvée face à un nouveau défi de taille. L’Algérie a rapidement pris le contrôle de la rencontre et s’est finalement imposée 15–7, 15–1.
Pour la Libye, les résultats ne racontaient donc pas nécessairement toute l’histoire de cette journée.
Trois matches, trois défis différents et trois occasions de découvrir l’intensité d’un championnat continental junior.
À cet âge, participer à de telles rencontres revêt une valeur particulière. Les joueurs découvrent le rythme de la compétition, la rapidité avec laquelle un match peut évoluer et ce qu’il faut pour rivaliser avec des adversaires issus de pays disposant de programmes de badminton bien établis.
Pour Etawel et Alsheridi, Le Caire ne se résumait donc pas simplement à progresser dans un tableau.
Il s’agissait de prendre leur place sur les mêmes courts que les meilleurs juniors d’Afrique et de découvrir, match après match, ce qu’il faut pour évoluer à ce niveau.
Et parfois, la première étape du parcours d’un joueur dans un championnat consiste simplement à avoir le courage d’entrer sur le court.






